VIE se félicite de la Proposition de la Commission pour les possibilités de pêche en mer Baltique de l'année prochaine, comme un pas dans la bonne direction, étant donné la forte probabilité qu'il contribue à des stocks plus importants dans les années à venir. Toutefois, nous regrettons que tant de une grande partie du fardeau de la reconstitution est placée sur le secteur de la petite pêche côtière (PPC).
En mer Baltique, les CSRP représentent 92% de la flotte de navires, 77% de l'emploi dans la pêche et contribuent à 22% de la valeur au débarquement (STECF AER 2024). Cependant, les captures de la SSFC ont diminué de 58 millions d'euros en 2018 à 37 millions en 2022 (une baisse de 36%), soulignant la vulnérabilité du secteur.
Actuellement, la plupart des principaux stocks commerciaux : cabillaud, saumon, sprat, hareng occidental et hareng de Bothnie, ont atteint ou sont très proches des niveaux de biomasse les plus bas jamais enregistrés. Il est nécessaire de reconstituer les stocks en réduisant les quotas et en gérant les facteurs qui contribuent à leur mauvais état.
La grande majorité des réductions de quotas proposées par la Commission concernent des stocks dont la flotte artisanale est tributaire. Les stocks de grande valeur comme le saumon (-27%), le cabillaud de la Baltique occidentale (-84%) et le hareng de la Baltique occidentale se reproduisant au printemps (-50%) sont tous en mauvais état mais bénéficieraient davantage de mesures de gestion supplémentaires que de réductions de quotas extrêmes.
Les avantages environnementaux marginaux découlant de ces réductions sont contrebalancés par les avantages socio-économiques du maintien des quotas à un niveau plus proche des TAC de 2025. Par conséquent, nous recommandons de faire davantage pour remédier aux niveaux élevés de mortalité naturelle dont souffrent ces stocks, par une gestion active des prédateurs autres que les poissons et une augmentation de la disponibilité des proies, et de maintenir les quotas à un niveau similaire à celui de cette année.
Si les quotas doivent être réduits, il sera plus efficace et plus équitable que les réductions soient supportées par le segment pélagique, dont les navires fournissent de la farine de poisson destinée principalement au marché des pays tiers. Ces navires capturent des quantités importantes, mais non mesurées, d'espèces commerciales de grande valeur en tant que prises accessoires. Il faut y mettre un terme et améliorer la surveillance. Le TAC total de 295 000 tonnes proposé par l'Union pour la mer Baltique en 2026 est très largement concentré sur le segment pélagique, plus de 96% du quota total proposé étant constitués de harengs et de sprats. Les réductions de quotas devraient être concentrées sur ces stocks plutôt que sur la flotte artisanale utilisant des engins passifs, qui est déjà confrontée à plusieurs fermetures de pêcheries et à un faible niveau d'accès aux stocks.
Pour Bothnian hareng la réduction des quotas est attendue depuis longtemps et a été accueillie favorablement par l'industrie de la pêche locale (et artisanale). Le stock est en déclin depuis 30 ans et une réduction du TAC de 62% est nécessaire pour minimiser le risque d'atteinte à la reproductivité future. La proposition de la Commission devrait également permettre de réduire les prises accessoires de saumon de la pêche pélagique industrielle et permettre aux populations locales de saumons de disposer de plus de proies.
Pour le hareng de la Baltique occidentale frayant au printemps dans les subdivisions 22-24, nous recommandons vivement au Conseil de réintroduire la dérogation de ces dernières années qui permet à des navires de pêche de l'Union de moins de 12 mètres de long utilisant des engins passifs de pêcher un quota, en dépit de l'avis du CIEM qui préconise des captures nulles. La proposition de la Commission de mettre fin à l'exemption pour la petite pêche côtière serait une parodie, imposant des conséquences économiques potentiellement fatales à ce segment vulnérable mais vital de la flotte.
En ce qui concerne les fermetures de morue Nous demandons au Conseil de modifier les articles 7.2.b et c ainsi que les articles 7.4.b et c afin que l'exemption de profondeur soit harmonisée pour les deux segments de la flotte. L'exemption actuelle, qui permet à certains navires de pêcher jusqu'à 50 mètres de profondeur alors que la flotte utilisant des engins passifs est limitée à 20 mètres, n'est pas étayée par les avis scientifiques.
La proposition de la Commission représente une amélioration par rapport aux dernières années. Nous demandons aux ministres, lors du Conseil d'octobre, de soutenir le programme de reconstitution de la Commission et de fixer des quotas qui permettront d'accroître les stocks dans les années à venir, tout en allégeant les charges qui pèsent sur les pêcheries artisanales.
Low Impact Fishers of Europe (LIFE) est une plateforme paneuropéenne qui rassemble les petits pêcheurs pour une pêche équitable, des mers saines et des communautés dynamiques. En tant qu'organisation regroupant des organisations de toute l'Europe, LIFE s'efforce de faire entendre la voix de ses membres, en les aidant à s'organiser au niveau régional et en renforçant leurs capacités au niveau national et local, à la fois en tant que petits producteurs et en tant qu'agents du changement. LIFE est enregistrée en Belgique en tant qu'association sans but lucratif (asbl).
LIFE recherche un soutien administratif et comptable pour renforcer ses capacités en matière de comptabilité et de rapports financiers, et pour organiser les tâches administratives de son bureau de Bruxelles et de sa coordination régionale.
Le besoin s'est fait sentir en raison du rôle croissant de LIFE dans les projets au niveau de l'UE, avec des exigences accrues en matière de coordination d'une diversité croissante d'activités et de fourniture de rapports financiers et administratifs détaillés dans les délais impartis, conformément à des lignes directrices strictes. Au cours de la période à venir, le nombre de projets dans lesquels nous nous engageons est susceptible d'augmenter, et la nécessité d'un soutien administratif et financier devient de plus en plus importante.
Ce poste pourrait être pourvu soit par une agence extérieure fournissant les services requis, soit par le recrutement d'un responsable administratif et financier au sein de l'équipe du bureau bruxellois de LIFE. Nous aimerions explorer ces deux options.
Environnement de travail et champ d'application
Le bureau de Bruxelles de LIFE est responsable des relations avec les institutions européennes (Commission, Parlement, etc.), avec les membres de LIFE (associations de pêcheurs artisanaux), de la coordination des activités, de l'administration des projets, de la comptabilité et de la tenue des registres. LIFE doit se conformer à la législation belge régissant les associations sans but lucratif (asbl), avec la soumission annuelle de rapports financiers et autres aux autorités belges.
Depuis la pandémie de Covid, LIFE a adopté une approche flexible du travail à domicile et du télétravail. Notre siège est situé à Bruxelles, où nous disposons d'un système de co-working et avons accès à des salles de réunion et à d'autres installations en cas de besoin.
Le responsable administratif et financier/agence externe travaillera au sein d'une équipe qui contribuera au bon déroulement des activités de LIFE. Il/elle apportera notamment un soutien administratif aux travaux en cours de LIFE et à plusieurs nouveaux projets dans lesquels LIFE s'engagera de plus en plus au cours de la période à venir.
La maîtrise de l'anglais et du français est essentielle ; la connaissance d'autres langues européennes est un atout.
Une partie importante du travail consistera à développer un système de comptabilité efficace mais simple et à contrôler efficacement les recettes et les dépenses par rapport aux budgets. Une bonne connaissance pratique des systèmes de comptabilité en général est essentielle. Une bonne connaissance des projets financés par l'UE (Horizon, Interreg, EMFAF, etc.) et des exigences belges en matière de rapports financiers (Moniteur Belge/ MinFin) sera un avantage certain.
Informations sur la diversité : LIFE est une organisation relativement petite, gérée par des pêcheurs pour des pêcheurs. La petite équipe d'hommes et de femmes comprend les deux membres du personnel de LIFE basés à Bruxelles (le conseiller politique et le responsable de la communication), le coordinateur pour la mer Baltique et la mer du Nord basé en Suède et le secrétaire exécutif basé à Barcelone.
Le recrutement du personnel est basé sur l'expérience, la motivation, les qualifications et les compétences avérées.
LIFE ne fait pas de discrimination en fonction de l'âge, du sexe, de la race, de la religion, de la sexualité ou de la classe socio-économique.
De plus amples informations sur LIFE sont disponibles sur notre site web. www.lifeplatform.eu .
PRINCIPAUX DOMAINES DE RESPONSABILITÉ
Le titulaire du poste est placé sous l'autorité du secrétaire exécutif et ses principaux domaines de responsabilité sont les suivants
Administration/Secrétariat
(a) Développer un système permettant de traiter les commandes et les factures, d'organiser la paie, de tenir des registres de dépenses et de contrôler les recettes et les dépenses par rapport aux budgets.
(b) Maintenir et développer les systèmes de comptabilité et de rapports financiers de LIFE afin de répondre aux exigences d'une multitude de donateurs et de projets.
(c) choisir les logiciels de comptabilité appropriés, par exemple WinBooks, Odoo, etc., afin de contrôler les recettes et les dépenses et de produire des rapports financiers et un tableau de bord.
(d) Produire les rapports de projet nécessaires en fonction des délais spécifiques des donateurs et des organismes de subvention.
(e) Produire des rapports financiers annuels conformes aux exigences de la législation belge (rapport au MinFin/Moniteur Belge) à partir de 2025.
(f) Soutien à l'administration quotidienne, à la logistique des voyages et à l'organisation d'événements.
SPÉCIFICATION DE PERSONNE
Vous trouverez ci-dessous la liste des exigences nécessaires pour occuper ce poste. La sélection des candidats se fera en fonction de la mesure dans laquelle ces exigences sont satisfaites.
Administration/Secrétariat/Comptabilité/Finances
∙ Expérience confirmée dans une fonction connexe
∙ Expérience du travail avec un minimum de supervision
∙ Expérience et familiarité avec les logiciels Microsoft Office (Word, Excel, Outlook, Powerpoint, etc.), les logiciels de comptabilité (Winbooks, Odoo, etc.) et les systèmes de vidéoconférence (Zoom, Teams, etc.).
∙ Expérience de l'administration de réunions, y compris de la rédaction de procès-verbaux
∙ Expérience des besoins en matière d'administration et de rapports des projets de l'UE (Horizon, Interreg, EMFAF, etc.)
∙ Expérience/ connaissance de la codification des comptes officiels belges et des exigences comptables (Moniteur Belge/ MinFin)
∙ Expérience de travail avec une organisation similaire
Communication
∙ Un niveau élevé de compétences en matière de communication écrite et orale
∙ Maîtrise de l'anglais et du français (à l'écrit et à l'oral)
∙ La maîtrise/compétence (écrite et orale) d'autres langues de l'UE est un atout.
Qualités personnelles
∙ Un degré élevé de motivation et de professionnalisme
∙ Excellentes compétences en matière de relations interpersonnelles et de travail en équipe
∙ Respect de la confidentialité à tout moment
∙ Souci du détail, en particulier en ce qui concerne les tâches comptables
∙ Capacité à développer des relations de travail efficaces à tous les niveaux et à assumer des rôles de leadership
∙ Capacité à travailler sans supervision et avec un haut niveau d'initiative
∙ Proactif, créatif et flexible dans la recherche de solutions aux problèmes
∙ Capacité à rester calme et à respecter des délais serrés sous pression
∙ Absorber les informations et acquérir rapidement de nouvelles compétences
Flexibilité et fiabilité
∙ Volonté de travailler occasionnellement à des heures non sociales si nécessaire
∙ Volonté de voyager en Europe si nécessaire
RÉMUNÉRATION ET CONDITIONS
Basé à Bruxelles, éligible au droit belge et disponible immédiatement.
Salaire en fonction des qualifications, des compétences et de l'expérience :
Environ 2 500 euros par mois (y compris le pécule de vacances, les indemnités de déplacement, les chèques-repas, le GSM + abonnement et l'utilisation d'un ordinateur portable).
Rémunération d'un contractant extérieur en fonction des services fournis.
Nous offrons des options de travail flexibles, vous permettant de travailler à domicile ou au bureau, selon ce qui vous convient le mieux.
Pour plus d'informations et pour poser votre candidature, veuillez contacter: Brian O'Riordan, deputy@lifeplatform.eu
Veuillez envoyer une lettre de motivation et un CV à deputy@lifeplatform.euavant la date limite de dépôt des candidatures : 3 octobre 2025
Nouvelles sur la pêche équitable, les mers saines et les communautés de pêche dynamiques
1/7 Renforcer la pêche et la planification de l'espace maritime : LIFE aux principaux dialogues de l'UE
LIFE a participé à la troisième réunion du groupe spécial conjoint des États membres sur le plan d'action de l'UE. Protéger et restaurer les écosystèmes marins pour une pêche durable et résiliente et, le lendemain, dans le Dialogue sur la mise en œuvre de la planification de l'espace maritime (MSP) présidée par le commissaire chargé de la pêche et des océans, Costas Kadis.
Le plan d'action fait partie d'un ensemble de mesures, le “Pacte pour la pêche et les océans”, publié en février 2023, et vise à améliorer la durabilité et la résilience du secteur de la pêche et de l'aquaculture de l'UE. Il est conçu pour parvenir à une mise en œuvre plus cohérente de la politique environnementale de l'UE et de la politique commune de la pêche avec ses trois piliers de durabilité - environnemental, économique et social. Le dialogue sur la mise en œuvre de la politique commune de la pêche est le premier des deux dialogues de ce type qui seront organisés cette année. Le second est prévu pour le 24 novembre et portera sur la pêche à petite échelle. Le commissaire Kadis est chargé d'organiser deux dialogues de ce type chaque année.
Représentant LIFE, Brian O'Riordan, conseiller politique, a attiré l'attention sur la marginalisation des petits pêcheurs, alors que l'énergie offshore et l'aquaculture gagnent en importance. Il a mis en garde contre le fait de considérer les océans comme un espace illimité à diviser entre des intérêts concurrents, soulignant les impacts cumulatifs sur les écosystèmes et la nécessité de trouver des compromis clairs entre l'énergie et la sécurité alimentaire.
Pour relever ces défis, LIFE a proposé la création d'une zone de régénération de la pêche dans la limite des 12 milles. Cette zone serait consacrée à des projets de conservation et de régénération, tout en réservant un espace pour la pêche artisanale à faible impact dans le cadre de la cogestion. Une telle initiative permettrait de compenser les pressions exercées par les secteurs de l'économie bleue à grande échelle, de renforcer les écosystèmes marins et d'assurer un avenir équitable à la SSF.
10/7 Un label participatif pour la pêche artisanale : Le groupe de pilotage PGS de LIFE se réunit à Londres
Jeremy Percy, conseiller principal de LIFE, est chargé de diriger un projet développé par LIFE en vue d'établir un système de garantie participatif (SGP) adapté aux petits pêcheurs européens. Le PGS est destiné à servir de mécanisme d'assurance qualité axé sur le local, promouvant des pratiques de pêche durables et éthiques tout en créant une différenciation du marché et des avantages économiques pour les petits pêcheurs. Le PGS a été développé par l'IFOAM - le mouvement de l'agriculture biologique et régénérative - pour les petits exploitants agricoles biologiques, et ce projet s'appuie sur ce modèle réussi et l'adapte au SSF. Le projet est soutenu par Patagonia, l'entreprise de vêtements de plein air dont l'objectif est de sauver notre planète.
La réunion de Londres a rassemblé le groupe de pilotage du projet : Marta Cavallé, secrétaire exécutive de LIFE, Brian O'Riordan, conseiller politique de LIFE, Caroline Bennett, fondatrice de Sole of Discretion, et Jerry Percy, conseiller principal de LIFE. La réunion avait pour but de discuter de trois documents produits par Jerry au cours des derniers mois : un projet de plan d'affaires, une feuille de route pour la mise en œuvre et une stratégie opérationnelle détaillée pour la mise en œuvre d'un SGP. Il semble que le projet soit en bonne voie et entre de bonnes mains.
Partenariat 14/7 pour la transition énergétique (ETP) 5ème webinaire
LIFE a participé à deux webinaires organisés par le Partenariat pour la transition énergétique (ETP), en tant que coordinateur de la pêche à petite échelle. Le premier était un échange de vues avec les DG GROW et MOVE de la Commission européenne, afin de mieux comprendre leurs plans et initiatives liés à la transition énergétique, y compris la “Stratégie maritime industrielle européenne” et la “Stratégie portuaire de l'UE 2025 et le Plan d'investissement pour le transport durable (STIP)”. Le deuxième atelier s'est concentré sur un échange de vues avec les conseils consultatifs. LIFE a expliqué que la pêche à petite échelle émet peu de carbone mais que son avenir est fortement menacé, notamment en raison de ressources limitées et d'une faible viabilité, d'où la nécessité d'un plan d'action spécifique pour garantir sa place dans la transition énergétique. Les différents comités consultatifs ont présenté des perspectives différentes sur la feuille de route, en l'abordant secteur par secteur. Notamment, le NWWAC et le MEDAC ont remis en question la valeur de la différenciation entre les pêcheries à petite et grande échelle. Ils ont souligné que de nombreuses recommandations se chevauchent et que les définitions restent floues.
17/7 Le conseil d'administration de LIFE examine la politique et les priorités stratégiques
LIFE a réuni son conseil d'administration pour aborder un large éventail de questions politiques et organisationnelles. La réunion s'est ouverte sur des mises à jour concernant le Pacte pour l'océan, la Conférence des Nations unies sur l'océan et d'autres événements récents et à venir liés à la politique. Les membres ont ensuite passé en revue les développements concernant le projet de loi sur la pêche au Danemark, en tirant les leçons du processus législatif.
Des approches stratégiques ont été discutées concernant la position de LIFE sur l'évaluation en cours de la politique commune de la pêche (PCP). Le conseil d'administration a également examiné les nouvelles demandes d'adhésion et a conclu par des mises à jour sur les questions financières.
Cette réunion a souligné l'engagement de LIFE à façonner la politique de la pêche aux niveaux national et européen tout en renforçant sa base organisationnelle.
18/7 LIFE et ses partenaires soulignent la nécessité de réformer les avis scientifiques pour la pêche dans l'UE et au Royaume-Uni
LIFE, en collaboration avec 29 organisations, a a approuvé une note d'information exposant les principales lacunes des avis scientifiques qui guident la gestion de la pêche dans l'UE et au Royaume-Uni. Le système actuel, dirigé par le CIEM, néglige souvent les obligations légales et les objectifs de durabilité, laissant les pêcheurs avec des quotas réduits et risquant de nouvelles fermetures. Le briefing appelle à des conseils de précaution, basés sur les écosystèmes, qui garantissent la reconstitution des stocks, protègent les écosystèmes marins et renforcent la résilience face au changement climatique. Présenté lors d'une réunion avec la DG Mare de la Commission européenne, le document a été discuté par LIFE, des ONG et des décideurs politiques. Il contribue à un débat scientifique plus large, avec des recherches récentes décrivant une “défaillance systémique” dans la gestion des pêches de l'UE.
22/8 LIFE demande au gouvernement suédois de remédier aux inégalités dans les règles de contrôle de la pêche de l'UE
LIFE a lancé un appel au gouvernement suédois, en tant que président de la commission du poisson-chauve, afin de rédiger une recommandation commune sur la surveillance basée sur l'ADN électronique pour garantir une gestion équitable et transparente de la pêche.
En vertu du règlement européen sur le contrôle des pêches de 2024, les petits pêcheurs doivent déclarer leurs captures dans des marges strictes de 10% (20% dans la Baltique). Par ailleurs, les grands navires industriels qui débarquent des captures mixtes pour les usines de farine de poisson sont exemptés de déclaration s'ils utilisent sept “ports répertoriés” (six au Danemark, un en Lettonie).
Ce système pénalise injustement les petites flottes qui pêchent des poissons destinés à la consommation humaine tout en favorisant les opérateurs à gros volumes, ce qui nuit à la durabilité et à la responsabilité.
9/9 Cascais, Portugal - Sommet mondial de l'océan : sur plusieurs questions, notamment la résilience côtière, l'exploitation minière en eaux profondes, la sécurité et la défense nationales, la biodiversité marine et les technologies océaniques.
Une lettre a été adressée au commissaire Costas Kadis concernant la publication prochaine de la Vademecum sur l'article 17. LIFE considère qu'il s'agit d'une occasion cruciale de rendre la pêche plus équitable en fournissant des orientations sur la manière d'appliquer l'article 17 dans l'esprit de la loi, comme le souligne le considérant 33 de la PCP.
Au Danemark, une évolution politique importante devrait permettre de renforcer la pêche à petite échelle et à faible impact grâce à l'introduction d'un nouveau système de rétention des quotas. Cette mesure, attendue de longue date, correspond étroitement aux objectifs de notre organisation membre danoise, FSK-PO (Foreningen for Skånsomt Kystfiskeri).
Le récent accord politique intitulé “En ny kurs for dansk fiskeri“ (Un nouveau cap pour la pêche danoise) introduit une disposition permettant de conserver des quotas de pêche dans le segment de la pêche artisanale nationale. Cette disposition s'applique spécifiquement aux navires d'une longueur inférieure à 17 mètres et d'un tonnage inférieur ou égal à 50 GT. Cette mesure constitue une avancée majeure pour les pratiques de pêche locales et durables.
Le système garantit qu'une fois qu'un quota est attribué aux petits exploitants, il ne peut pas être transféré aux flottes industrielles. Une fois que les pêcheurs ont adhéré au régime, ils sont tenus d'échanger leurs quotas avec un autre pêcheur artisanal au sein du système, ce qui garantit que le quota reste disponible pour l'avenir. Toutefois, au cours des deux années suivantes, les pêcheurs participant à la ‘partie ouverte’ du système conservent la possibilité de quitter le système et d'emporter leur quota, à condition de se retirer complètement du secteur de la pêche artisanale. Cette mesure limite la capacité des grands opérateurs à acquérir et à consolider les quotas, une tendance qui a érodé la viabilité des communautés de pêcheurs artisanaux dans toute l'Europe. Dans le même temps, il permet le transfert de quotas entre les opérateurs de pêche artisanale, favorisant ainsi la succession, l'adaptabilité et la résilience.
Ce cadre de rétention répond directement aux préoccupations de longue date soulevées par LIFE et FSK-PO. Il vise à garantir un accès équitable aux ressources halieutiques pour les petits opérateurs à faible impact. En outre, il soutient la revitalisation économique des communautés côtières et renforce l'engagement du Danemark en faveur de pratiques de pêche respectueuses de l'environnement.
La FSK-PO a joué un rôle central dans la défense de ce changement de politique. L'organisation a publié une déclaration détaillée en faveur de la nouvelle mesure de rétention des quotas, tout en soulignant la nécessité d'une mise en œuvre rigoureuse et d'un suivi significatif.
En particulier, la FSK-PO souligne qu'il est essentiel que le mécanisme de rétention des quotas soit réellement contraignant et qu'il ne soit pas sujet à des failles telles que l'enregistrement temporaire ou le contournement par le biais de sociétés fictives. En outre, des mesures incitatives doivent être mises en place pour encourager les pêcheurs à rester dans le segment de la pêche à petite échelle, notamment en soutenant l'innovation en matière d'engins de pêche, la commercialisation et les infrastructures. Enfin, la transparence dans l'administration des registres de quotas est essentielle pour maintenir la confiance du public et garantir la responsabilité du système.
Cette initiative danoise crée un précédent important au niveau européen. Elle démontre que la sauvegarde des quotas pour les pêcheurs à faible impact est à la fois faisable et politiquement réalisable. En outre, elle reflète une évolution plus large vers une approche de la gouvernance de la pêche fondée sur les écosystèmes et socialement responsable, et offre un modèle potentiel à reproduire dans d'autres États membres.
LIFE continuera à surveiller la mise en œuvre de ce programme danois pour s'assurer qu'il apporte des avantages tangibles aux communautés côtières et soutiendra ses organisations membres dans la promotion de l'amélioration des cadres de gestion des quotas dans l'ensemble de l'Union européenne.
Dans toute l'Union européenne, les pêcheurs sont soumis à des mesures de contrôle rigoureuses. Le capitaine doit déclarer officiellement les captures estimées, en termes de poids et d'espèces. Lorsque ces débarquements sont contrôlés, il existe une marge de tolérance de 10% par espèce, bien que les captures en provenance de la Baltique bénéficient d'une marge de 20%. Cette mesure s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par l'Europe pour lutter contre la pêche illégale et garantir une déclaration plus précise des captures à des fins de gestion.
L'UE a adopté sa nouvelle Règlement sur le contrôle de la pêche en 2024 avec des règles plus strictes en matière de déclaration des captures pour tous les pêcheurs. Toutefois, les navires dont les captures sont les plus importantes, mixtes et non triées, principalement destinées aux usines de fabrication de farine de poisson et donc exportées en dehors de l'Union, ont été exemptés par la Commission de l'obligation de déclarer la marge de tolérance, à condition qu'ils atterrissent dans l'un des sept ports répertoriés..
Ces ports sont tous situés dans des États membres de la Baltique, dont six au Danemark et un en Lettonie. Le Danemark est le pays de l'UE qui enregistre le plus grand nombre de débarquements et la pêche non sélective pratiquée par les chalutiers est désormais encouragée par la Commission par le biais des dispositions relatives aux ports répertoriés.
Selon la Commission, “la marge de tolérance est la différence maximale autorisée entre les estimations de captures effectuées par les capitaines des navires de pêche et le poids réel des poissons capturés. La dérogation (ports listés) permet aux opérateurs de bénéficier d'une approche plus souple en matière de déclaration des captures dans les journaux de bord lorsqu'ils débarquent dans des ports listés”.”
Comme LIFE l'a déjà indiqué dans ce article, En outre, cette exemption profite de manière disproportionnée aux grands navires qui débarquent des volumes importants de captures de faible valeur, en particulier dans le secteur de la farine de poisson, ce qui leur permet de contourner les exigences plus strictes en matière de déclaration. Ce système injuste place les autres segments de la flotte dans une position concurrentielle désavantageuse et soulève de sérieuses préoccupations en matière de transparence et de durabilité, soulignant la nécessité de mettre en place des règles du jeu équitables dans le secteur.
Actuellement, la Commission a choisi de s'appuyer sur des méthodes inefficaces pour mesurer les prises accessoires, un système de surveillance électronique à distance (REM) utilisant des caméras vidéo CCTV. Ce système est en place depuis de nombreuses années et ne s'est pas avéré efficace pour déclarer avec précision les prises accessoires, sans parler de l'analyse de la composition par espèce des captures de petits pélagiques non triés.
LIFE préconise l'utilisation de techniques de contrôle modernes et plus efficaces, telles que l'ADN électronique, pour évaluer la composition des espèces dans les captures pélagiques mixtes non triées. Dans la mer Baltique, cette technique devrait être utilisée pour surveiller et identifier les prises accessoires de cabillaud et de saumon en particulier. DTU Aqua mène des recherches et des essais sur cette technologie depuis plusieurs années et le Forum régional des pêches de la mer Baltique (BaltFish) groupe d'experts en contrôle a également discuté de son application. Bien qu'il s'agisse d'une des travaux supplémentaires sont nécessaires pour développer un modèle grâce auquel les données de l'ADN électronique peuvent fournir des estimations de la biomasse. Un tel système permettrait d'estimer avec précision la biomasse totale des espèces capturées accessoirement, comme cela s'est déjà avéré plus efficace que la télévision en circuit fermé, notamment pour identifier la présence de saumons et de cabillauds dans les captures pélagiques mixtes non triées. Par conséquent, ces tests devraient être rendus obligatoires pour tous les débarquements dans les ports classés.
Prises accessoires de saumon
Le saumon est une espèce commerciale de grande valeur dans la mer Baltique. Il est confronté à de multiples défis et a besoin de toute urgence d'une conservation et d'une gestion efficaces. Les prises accessoires de saumon dans les captures pélagiques industrielles, importantes mais souvent négligées, constituent un sujet de préoccupation majeur. Selon le groupe de travail du CIEM sur l'évaluation du saumon et de la truite de la Baltique (CIEM 2011, WGBAST), les estimations ont montré qu'environ 0,1% du total des captures peut être constitué de saumon dans ces pêcheries industrielles. Cela correspond à environ 100 000 saumons par an. À titre de comparaison, le quota total de saumon pour l'ensemble de la mer Baltique pour 2025 était d'environ 45 000 saumons. Les navires pélagiques n'ont généralement pas de quota pour le saumon et il convient donc de leur interdire de pêcher dans les zones où ils sont susceptibles de le capturer en tant que prise accessoire.
Il existe environ 40 stocks de saumon uniques le long de la côte suédoise. Cependant, plusieurs de ces stocks sont en crise profonde, et nous avons récemment vu un certain nombre d'espèces de saumon en voie de disparition. rapports alarmants sur les rivières où la pêche a été interrompue ou sévèrement restreinte en raison de la faiblesse record des migrations.
En ne recueillant pas de données précises sur les prises accessoires d'espèces commercialement et écologiquement importantes telles que le saumon et le cabillaud, la Commission donne la priorité à la pêche industrielle sur la conservation des pêcheries, ce qui compromet gravement l'avenir de la pêche et privilégie un segment de la flotte (la farine de poisson) tout en pénalisant un autre (la consommation humaine) et les communautés qui en dépendent.
Nous estimons qu'il est urgent d'appliquer des contrôles modernes, indépendants et efficaces à la pêche pélagique et nous demandons instamment qu'un programme de contrôle basé sur l'ADN électronique soit mis en place sans délai.
Nous demandons donc au gouvernement suédois, qui préside actuellement l'organe de gestion régional Baltfish, de lancer dès que possible une recommandation commune en ce sens au sein du groupe.
Nous devons agir maintenant - nous avons les outils nécessaires, et c'est une parodie que de continuer à fermer les yeux sur ces importants poissons en voie de disparition et sur les conséquences sociales qui en découlent.
Une note d'information récente, approuvée par les pêcheurs à faible impact d'Europe (LIFE) ainsi que par 29 organisations, attire l'attention sur les lacunes fondamentales des avis scientifiques utilisés pour guider la gestion de la pêche dans l'Union européenne et au Royaume-Uni. Ce document vise à aider les décideurs responsables - notamment la Commission européenne, le Conseil de l'UE, les États membres, le gouvernement britannique et les administrations décentralisées - à faire en sorte que les avis sur les possibilités de pêche reflètent mieux les obligations légales et les objectifs de durabilité.
La réunion d'information, qui s'inscrit dans le cadre d'une série, La note d'information sur le CIEM met en évidence une préoccupation croissante quant au fait que les avis actuels fournis par le Conseil international pour l'exploration de la mer (CIEM), ainsi que la nature des demandes adressées au CIEM par les responsables de la pêche, ne reflètent pas pleinement toutes les exigences juridiques ou tous les objectifs politiques pertinents. En particulier, le document appelle à une approche plus prudente, fondée sur les écosystèmes, qui favorise la reconstitution des stocks de poissons, préserve la santé des écosystèmes marins et assure une résilience à long terme face à des pressions telles que le changement climatique.
Les pêcheurs sont confrontés à des quotas peu élevés et risquent de subir d'autres fermetures parce que les objectifs fixés dans les avis scientifiques ne sont pas adaptés à la situation : nous visons simplement à laisser trop peu de poissons dans la population.
Les avis scientifiques au cœur de la pêche durable
LIFE et ses organisations partenaires soutiennent que les avis scientifiques doivent constituer la base d'une gestion efficace de la pêche. À cette fin, le document plaide en faveur d'avis explicitement axés sur la reconstitution, le principe de précaution et l'écosystème, contrairement à l'approche actuelle qui est trop axée sur l'évaluation des stocks individuels et insuffisamment en phase avec les interactions écologiques plus larges et les pressions cumulatives.
Les recommandations visant à améliorer la solidité et la pertinence des avis scientifiques sont les suivantes :
Demander au CIEM de clarifier les lacunes identifiées dans son approche consultative, de proposer des améliorations et d'offrir des orientations provisoires sur la manière dont les avis existants peuvent être utilisés pour répondre aux exigences juridiques et politiques ;
Reconnaissance explicite par les décideurs de l'UE et du Royaume-Uni des lacunes existantes dans le processus consultatif ;
Des efforts conjoints entre l'UE, le Royaume-Uni et le CIEM pour élaborer une feuille de route claire et assortie d'un calendrier pour traiter ces questions ;
L'application de mesures de précaution supplémentaires - y compris la fixation de niveaux de capture inférieurs au maximum conseillé par les évaluations actuelles d'un seul stock - jusqu'à ce que des avis plus complets soient disponibles.
L'objectif principal est de veiller à ce que les décisions en matière de pêche s'appuient sur des avis qui soutiennent pleinement la reconstitution des stocks et la santé des écosystèmes marins, conformément aux cadres juridiques et aux engagements en matière de durabilité de l'UE et du Royaume-Uni.
Un dialogue constructif avec les décideurs
Ce document a été présenté lors d'une récente réunion avec la Commission européenne-DG Mare, à laquelle ont participé une vingtaine d'organisations, dont des ONG environnementales, trois organisations de pêche à la ligne et LIFE, ainsi que cinq membres du personnel de la Commission européenne. La discussion a permis d'explorer les questions soulevées dans le document et d'identifier les moyens d'améliorer la cohérence entre la science, la politique et la pratique.
LIFE a exprimé son intention de rester engagé dans ce dialogue et de soutenir les efforts visant à renforcer les fondements scientifiques de la gestion de la pêche.
Un débat scientifique plus large
Parallèlement à ces développements, un débat scientifique plus large s'est engagé sur l'adéquation des structures consultatives actuelles. Une publication récente de GEOMAR dans La science a décrit une “défaillance systémique” dans la gestion de la pêche en Europe, ce qui suggère que seules des limites de capture indépendantes sur le plan politique et fondées sur les écosystèmes peuvent apporter une solution durable à la surpêche dans les eaux de l'UE. Le CIEM a depuis répondu à cette critique, ce qui a incité la communauté scientifique à poursuivre les échanges sur la meilleure façon d'intégrer les considérations relatives aux écosystèmes dans les avis sur la pêche.
Alors que ce dialogue se poursuit, la note d'information approuvée par LIFE et ses partenaires vient s'ajouter à l'appel de plus en plus pressant en faveur d'avis scientifiques plus conformes aux réalités écologiques et aux engagements juridiques. Il souligne le besoin de transparence, de responsabilité et d'une approche plus intégrée de la fourniture et de l'application de preuves scientifiques dans la prise de décision en matière de pêche.
Nous soulignons que les pêcheurs ne peuvent s'accommoder de nouvelles fermetures. L'avis scientifique doit être adapté de manière à fournir une analyse propice à la croissance des stocks et à réduire considérablement le risque de faibles niveaux de biomasse.
Nouvelles sur la pêche équitable, les mers saines et les communautés de pêche dynamiques
9-13/6 Faire avancer l'agenda mondial pour les pêcheurs à petite échelle : LIFE à l'UNOC3
Du 9 au 13 juin, LIFE a participé à la Troisième conférence des Nations unies sur les océans (UNOC3) à Nice, dans le cadre de la délégation mondiale des pêcheurs artisanaux. La délégation a réaffirmé la Appel à l'action des petits pêcheurs, Lancé pour la première fois lors de la deuxième session de la COU à Lisbonne en 2022, il s'appuie sur les directives volontaires de la FAO visant à garantir la durabilité de la pêche à petite échelle.
De gauche à droite : Marta Cavallé, Sandrine Thomas, Gwen Pennarun et Seamus Bonner
La délégation de LIFE était composée de Gwen Pennarun, président de LIFE et de l'Association des pêcheurs à la ligne de Bretagne ; Séamus Bonner, membre du conseil d'administration de LIFE et de l'IIMRO ; Sandrine Thomas, pêcheuse française ; Ken Kawahara, secrétaire de l'Association des pêcheurs à la ligne de Bretagne ; et Marta Cavallé, secrétaire exécutive de LIFE. La délégation était accompagnée et soutenue par Elsa Pullman, responsable de campagne à Blue Ventures.
En collaboration avec Blue Ventures, LIFE a organisé deux projections de Changement de cap : L'avenir de la pêche (ZED). Ces événements ont été organisés dans le cadre de l'action conjointe de l'Union européenne et de l'Union européenne. Faire de la pêche une foire dans le but de mettre en évidence les principaux défis de gouvernance auxquels sont confrontés les pêcheurs à petite échelle. En outre, les délégués de LIFE ont été invités à participer en tant que panélistes à d'autres événements traitant d'un large éventail de sujets, y compris le financement de l'UE, l'autonomisation des données pour la pêche à petite échelle dans l'optique des technologies émergentes, et la gouvernance des océans, et ont pris part à des sessions de mise en réseau, en s'engageant avec des pêcheurs, des décideurs et des représentants de la société civile.
Au niveau international, LIFE s'est associé à des organisations de pêcheurs à petite échelle dans le monde entier. et des partenaires de soutien, et ont coorganisé une série d'activités tout au long de la semaine, notamment un événement parallèle dans la zone bleue qui a rassemblé plus de 40 pêcheurs de 25 pays, accueillis par les gouvernements du Costa Rica et de l'Allemagne. Des délégués de tous les continents ont fait des déclarations communes fortes, incitant des gouvernements tels que le Costa Rica, Madagascar, les Seychelles et le Ghana à s'engager à étendre les zones d'accès préférentiel et les cadres de cogestion.
Au niveau de l'UE, la présentation de la Pacte européen sur les océans et l'annonce d'une prochaine loi sur les océans constituent un pas en avant, même si, en général, il s'agit d'une consolidation des initiatives existantes. LIFE se félicite que la pêche à petite échelle soit reconnue comme une priorité dans le cadre de cet agenda, mais souligne la nécessité d'adopter des mesures contraignantes et concrètes qui fassent réellement la différence pour ce secteur. Dans la perspective du dialogue sur la mise en œuvre de la politique des petits pêcheurs qui se tiendra en novembre, LIFE continuera à plaider en faveur d'un plan d'action spécifique pour la petite pêche européenne. De plus amples informations sur la participation de LIFE sont disponibles à l'adresse suivante dans cet article de Marta Cavallé.
3/6 Décarbonisation de la flotte : LIFE demande une transition équitable basée sur la proportionnalité pour la pêche à petite échelle
La quatrième réunion du groupe de travail sur la construction de navires de pêche sous l'égide de l'Union européenne a eu lieu à Bruxelles. Partenariat pour la transition énergétique (PTE) mis en place par la Commission européenne-DG Mare a rassemblé diverses perspectives sur la décarbonisation de la flotte de pêche, en mettant l'accent sur la faisabilité, le financement et l'impact social. La session a donné lieu à un débat d'experts, à des présentations techniques et à des mises à jour sur l'engagement au niveau de l'UE.
S'exprimant au nom du secteur des petites entreprises, Brian O'Riordan, conseiller politique de LIFE, a souligné que la transition énergétique est actuellement guidée par les politiques et non par le marché, ce qui fait que de nombreux pêcheurs ne disposent pas d'une analyse de rentabilité claire. Il a souligné que les opérateurs à petite échelle sont confrontés à des défis particuliers : des navires obsolètes, un soutien limité et des pressions spatiales croissantes de la part de l'énergie offshore et de l'aquaculture. Il a averti que les mesures de décarbonisation proposées dépassent de loin la contribution très mineure et décroissante du secteur aux émissions de carbone. Il est nécessaire de faire preuve de proportionnalité, a-t-il déclaré.
Si les progrès récents en matière de propulsion électrique sont prometteurs, M. O'Riordan a averti que la conception des navires devait encore répondre aux exigences du monde réel en matière de sécurité et de fonctionnalité. Il a également attiré l'attention sur les risques d'exclusion sociale, soulignant qu'en l'absence d'un soutien ciblé, la transition pourrait aggraver les inégalités et décourager les jeunes pêcheurs d'entrer dans le secteur.
Le même après-midi, LIFE a organisé la quatrième réunion du groupe de travail sur la pêche à petite échelle (SSF WG).dans le cadre de la PTE également. Les membres du groupe de travail ont discuté d'une déclaration finale et d'une liste de recommandations du secteur pour la future feuille de route de la transition énergétique qui devrait être envoyée d'ici septembre.
17-18/6 La réunion Seaglow en Suède se concentre sur l'innovation durable
Les partenaires de Seaglow lors de la deuxième réunion du consortium du projet
LIFE, un partenaire de Seaglow, a participé à la récente conférence de l'Union européenne sur les droits de l'homme. Réunion du consortium SEAGLOW organisée par les instituts de recherche RISE de Suède, Les partenaires européens ont discuté des prochaines étapes pour favoriser l'innovation durable dans le domaine de la pêche à petite échelle. L'ordre du jour portait sur les pilotes technologiques, l'engagement des parties prenantes et les stratégies de collaboration.
La réunion a également été l'occasion d'entrer en contact avec Projet REFEST et le conseiller de projet de CINEA, en se concentrant sur les objectifs communs concernant la transition énergétique, les pratiques durables et la contribution à la stratégie de Lisbonne de l'UE. Mission : Restaurer nos océans et nos eaux.
LIFE continue de soutenir les efforts de collaboration qui permettent aux pêcheurs à petite échelle de passer à une pêche à faible impact et résiliente au changement climatique.
25/6 Baltfish Forum : Les petits pêcheurs ne doivent pas être laissés pour compte
LIFE a participé au dernier Baltfish Forum, qui s'est tenu à Hambourg sous la présidence allemande. L'accent a été mis sur l'avis du CIEM pour 2026 et ses implications pour l'avenir des pêcheries de la mer Baltique.
Bien que de nombreux stocks soient à des niveaux historiquement bas ou proches de ces niveaux, le CIEM recommande une augmentation significative des captures - plus de 70 000 tonnes. LIFE, ainsi que plusieurs autres organisations, a exprimé sa vive inquiétude quant au fait qu'une telle augmentation, si elle était mise en œuvre, pourrait nuire davantage à des stocks déjà fragiles plutôt que de favoriser leur reconstitution. L'écart entre les recommandations du CIEM et les réalités observées en mer reste troublant, et les discussions n'ont pas permis d'avancer clairement.
La Commission européenne, représentée par Maja Kirchner de la DG MARE, a reconnu la situation particulièrement difficile dans laquelle se trouvent les petits pêcheurs côtiers suédois et leur dépendance à l'égard de stocks sains et durables. LIFE a souligné que les petits pêcheurs utilisant des engins passifs doivent se voir garantir l'accès au cabillaud en tant que prise accessoire dans le cadre de règles équitables et sélectives, conformément à l'obligation de débarquement de l'UE. Nous avons également insisté sur la mise en œuvre de l'ADN environnemental (iDNA) en tant qu'outil rentable de contrôle des prises accessoires dans la flotte à grande échelle.
En outre, LIFE a demandé à la Suède d'inclure le hareng de la mer de Botnie dans son plan de travail national lorsqu'elle assumera la présidence de Baltfish.
Les quotas pour l'année prochaine seront le sujet principal de l'organe de gestion de la région de la Baltique. Il s'agissait de la dernière réunion sous la présidence allemande, à laquelle la Suède a succédé le 1er juillet.
27/6 Pêche au lieu jaune : L'avis du CIEM évolue positivement
LIFE et son membre, l'Irish Islands Marine Resource Organisation (IIMRO), se félicitent de la mise à jour de l'avis du CIEM sur le lieu jaune. Le Conseil recommande désormais un total admissible des captures (TAC) de 3 310 tonnes pour 2026 dans les zones CIEM VI et VII, ce qui représente un changement important par rapport à la recommandation précédente de TAC zéro qui avait entraîné la fermeture de la pêche côtière à la ligne à main. Ce résultat est une bonne indication d'une reprise potentielle et permet d'espérer la réouverture de la pêcherie, qui est fermée depuis plusieurs années, avec de graves conséquences pour les petits pêcheurs qui en dépendent pour leur subsistance, et de mettre fin à l'injustice des pêcheries à grande échelle qui continuent à pêcher cette ressource comme prise accessoire.
LIFE à l'UNOC3 - Une voix mondiale unie pour les pêcheurs à petite échelle
Réflexions de Marta Cavallé, secrétaire exécutive de LIFE
16 juin 2025, Barcelone - La semaine dernière, la délégation de LIFE a participé activement et avec passion à la troisième Conférence des Nations unies sur les océans (UNOC3) à Nice, rejoignant une délégation mondiale plus large de pêcheurs à petite échelle de tous les continents. Ensemble, nous avons fait entendre une voix forte et unie pour défendre la pêche à petite échelle, en réaffirmant l“’Appel à l'action des pêcheurs à petite échelle” que nous avons lancé pour la première fois lors de l'UNOC2 à Lisbonne en 2022. Cette déclaration collective est fermement ancrée dans les Directives volontaires de la FAO pour une pêche durable à petite échelle, un cadre politique mondial qui reste au cœur de notre plaidoyer.
Notre présence a été ressentie dans les principaux panels et plénières. Lorsque les délégués des pêcheurs à petite échelle ont pris la parole, l'énergie était indéniable. Grâce à une étroite collaboration avec Blue Ventures, la délégation LIFE a organisé avec succès deux projections marquantes de Changement de cap : L'avenir de la pêche, un film produit par ZED. Ces événements ont permis de mettre en lumière les défis auxquels sont confrontées les petites pêcheries dans le cadre de la gouvernance des océans d'aujourd'hui. Nous avons également participé à un large éventail d'événements et d'initiatives, allant de discussions sur le financement de l'UE à des panels sur les technologies émergentes, tout en nous engageant directement auprès d'une variété de parties prenantes. Nous adressons nos sincères remerciements à Blue Ventures pour son partenariat de confiance, qui a joué un rôle déterminant dans la concrétisation de ces opportunités et de ces engagements à fort impact.
En examinant le contexte international, lors d'un événement parallèle organisé le 12 juin, Les représentants des pêcheurs à petite échelle de tous les continents-Les participants, rejoints par la présidente de LIFE, Gwen Pennarun, ont délivré des messages communs forts et clairs. La salle a réagi par des applaudissements nourris, soulignant l'impact émotionnel et politique de notre appel uni. Nous avons été particulièrement encouragés par les annonces de gouvernements tels que le Costa Rica, Madagascar, les Seychelles et le Ghana, qui se sont engagés à étendre les zones d'accès préférentiel et les accords de cogestion pour les petits pêcheurs dans leurs zones côtières. Il ne s'agit pas seulement de changements politiques, mais de victoires tangibles pour le mouvement mondial de la pêche à petite échelle. Sandrine Thomas, une pêcheuse française membre de la délégation LIFE, a également fait part d'un moment particulièrement émouvant, son discours sincère ayant électrisé l'auditoire.
Pour l'Europe, la conférence a marqué le dévoilement du Pacte européen sur les océans et d'une future loi sur les océans. Si le pacte représente une avancée bienvenue vers une vision plus intégrée et holistique de nos mers, nous pensons qu'il doit être plus ambitieux. La consolidation des initiatives existantes ne suffit pas. Si l'Europe veut mener une véritable révolution de l'économie bleue, elle doit s'appuyer sur des garanties solides qui protègent les écosystèmes marins et assurent la viabilité à long terme des moyens de subsistance côtiers.
Nous apprécions le fait que le pacte reconnaisse les pêcheurs à petite échelle comme une priorité. Mais les mots ne suffisent pas - nous avons besoin de toute urgence de mesures concrètes et significatives qui offrent des perspectives réelles pour l'avenir de notre secteur. Dans le cadre du “Dialogue sur la mise en œuvre pour les petits pêcheurs’ annoncé pour le mois de novembre, nous plaiderons pour l'élaboration d'un plan d'action contraignant pour les petits pêcheurs en Europe, basé sur les solutions pratiques que nous avons déjà proposées dans le cadre du Pacte sur les océans.
Ce dont nous avons été témoins à Nice cette semaine est incroyable : l'appel des pêcheurs à petite échelle n'est pas seulement un appel à la sécurité alimentaire, à la gestion des océans, à l'engagement des jeunes et à la résilience des côtes - c'est un mouvement légitime, unifié et imparable. À travers les continents et les cultures, les communautés de pêcheurs à petite échelle s'unissent d'une seule voix - et cette voix ne sera pas réduite au silence.
Nouvelles sur la pêche équitable, les mers saines et les communautés de pêche dynamiques
Rejoignez LIFE à #UNOC3 à Nice !
La conférence de haut niveau des Nations unies de 2025 pour soutenir la mise en œuvre de l'objectif de développement durable 14 : conserver et exploiter durablement les océans, les mers et les ressources marines pour le développement durable (la conférence des Nations unies sur les océans de 2025) se tiendra à Nice, en France, du 9 au 13 juin 2025, sous les auspices conjoints de la France et du Costa Rica.
Ne manquez pas les événements inspirants de LIFE sur la pêche à petite échelle et la durabilité des océans :
Lundi 9 juin
L'avenir des subventions à la pêche : du déséquilibre à l'équité - LIFE participera au panel de cet événement organisé par ClientEarth, Seas At Risk et Bird.Life pour étudier comment une réaffectation équitable des financements/subventions peut nous aider à atteindre les objectifs de restauration de la nature et les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.e soutenir une transition juste dans le secteur de la pêche.
Lieu : FOAM, Place du Pin (10min à pied de la zone bleue) - Arrivée : à partir de 16h30 Exposés et questions-réponses : 17:00
Make Fishing Fair - Un film et une conversation avec des pêcheurs à petite échelle - Projection d'un nouveau documentaire puissant intitulé “Sea Change - The Future of Fishing” par ZED productions, suivie d'une discussion en direct sur les expériences vécues et les défis des pêcheurs à petite échelle.
Heure : 17h30 - 18h45 Lieu : Camp de base océanique, zone verte de l'UNOC “La Baleine”.” Détails : Projection d'un nouveau documentaire puissant, suivie d'une discussion en direct centrée sur les expériences vécues et les défis des pêcheurs à petite échelle. Langues : Interprétation disponible (anglais ↔ français)
Toutes les données : Faire progresser les lignes directrices sur la pêche à petite échelle grâce à des systèmes de données gérés par les pêcheurs, inclusifs et évolutifs.Cette session interactive expliquera comment les systèmes de données, lorsqu'ils sont conçus en collaboration avec les pêcheurs artisanaux, peuvent transformer la gouvernance, la résilience et l'équité des pêcheries.
Localisation : Détails : Startup Reef, Green Zone, La Baleine : Parc des Expositions Nice Acropolis, 1 Esplanade Kennedy, 06000 Nice
La pêche à petite échelle, au cœur de la gouvernance des océans et de la sécurité alimentaire - Participez avec des experts et des représentants de la communauté à une conversation essentielle sur la façon dont les petites entreprises peuvent être plus efficaces et plus rentables.-La pêche à grande échelle peut et doit façonner l'avenir de la pêche durable.les océans et les systèmes alimentaires.
Date d'entrée en vigueur : Mercredi 12 juin 2025 Heure : 17h30 - 18h45 Lieu : Salle 4 - Zone bleue Accès : La zone bleue et le laissez-passer du pays hôte sont nécessaires pour cet événement.
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21-23/5 Journée européenne de la mer
La secrétaire exécutive de LIFE, Marta Cavallé, ainsi que des membres de LIFE d'Irlande et de Chypre, ont participé aux réunions suivantes Journée européenne de la mer à Cork, en Irlande. LIFE a été particulièrement actif dans son rôle de coordinateur du groupe de travail sur la pêche à petite échelle au sein du Partenariat pour la transition énergétique (PTE). Marta Cavallé a été l'une des principales intervenantes lors d'un atelier organisé par le mécanisme d'assistance du PTE, une session qui a rassemblé les principales parties prenantes afin de formuler des recommandations politiques finales guidant la transition vers un avenir à faible émission de carbone. La session a été ouverte par la DG Charlina Vitcheva (DG MARE), qui a délivré un message fort sur l'urgence d'atteindre la neutralité climatique.
Des réunions ont ensuite eu lieu avec Delilah Al Khudhairy (directrice de l'unité MARE A) et Monica Grosse (CCR). La réunion du groupe de soutien avec le commissaire Costas Kadis a revêtu une importance particulière. Marta a agi en tant que porte-parole de l'ensemble du groupe de soutien, aux côtés de Vincent Guerre, coordinateur du groupe de travail sur la construction navale. Dans ses remarques, elle a souligné que les petits pêcheurs sont déjà à l'avant-garde de la transition énergétique en raison de leur empreinte carbone exceptionnellement faible, et a insisté sur la nécessité de les positionner comme une solution centrale dans la politique de l'UE.
Au-delà des défis posés par le vieillissement de la flotte et de la main-d'œuvre et par le manque d'investissements, le problème le plus pressant pour les petites entreprises de pêche dans le cadre de la transition énergétique reste l'absence de perspectives d'avenir claires pour le secteur. Un plan d'action spécifique pourrait contribuer à assurer un avenir viable aux pêcheurs artisanaux en Europe et à améliorer l'alignement sur la mise en œuvre de la PCP. Avec un soutien financier substantiel, la transition énergétique pourrait être l'occasion de moderniser le secteur, d'améliorer les conditions de travail et d'attirer les jeunes générations.
23/5 Les membres irlandais de LIFE - IIMRO - rencontrent le commissaire européen Costas Kadis
L'IIMRO rencontre le commissaire européen Costas Kadis - @IIMRO
Les membres irlandais de l'IIMRO, LIFE, représentés par Aisling Moran et Seamus Bonner, ont rencontré le ministre Timmy Dooley et le commissaire européen Costas Kadis à Castletownbere, Co. Cork, afin de mettre en lumière les principaux problèmes auxquels sont confrontées les communautés insulaires et côtières, en particulier la flotte de pêche artisanale. Ils ont souligné le besoin urgent de renouvellement des générations dans le secteur, l'accès aux quotas étant le principal obstacle pour les nouveaux venus. La fermeture de la pêche au lieu jaune et son impact sur la flotte de petits bateaux, y compris sur les jeunes pêcheurs de demain, comme Muireann Kavanagh, âgée de 15 ans, ont suscité des inquiétudes.
L'IIMRO a également appelé à un financement équitable des OP, s'étant vu refuser une allocation à la suite de sa reconnaissance en 2021 en raison de la bureaucratie du gouvernement irlandais. Le commissaire Kadis a reconnu les défis, a affirmé l'importance de la pêche à petite échelle et a annoncé un prochain dialogue européen sur la pêche à petite échelle. L'IIMRO continuera à suivre ces questions tout au long de l'année.
28/5 Publication de l'avis du CIEM
CIEM ont publié leurs conseils pour les principaux stocks commerciaux de la Baltique et l'avis scientifique recommande de continuer à fermer d'importantes pêcheries de cabillaud et de hareng. LIFE a participé et suivi les discussions du groupe de rédaction de l'avis du CIEM au mois de mai et s'est inquiété du fait que l'avis scientifique, dans sa forme actuelle, n'était pas en mesure de soutenir la reconstitution des stocks.
Bien que les pêcheries de la Baltique soient en mauvais état, la mise en œuvre de l'avis du CIEM pour l'année à venir permettrait une augmentation des captures de plus de 70 000 tonnes (17,5%), presque exclusivement pour les usines de farine de poisson et d'huile de poisson. Les quotas seront décidés lors du Conseil d'octobre et LIFE recommande aux ministres de donner la priorité à la croissance des stocks et à la reconstitution des stocks de cabillaud en réduisant considérablement les captures de sprat et de hareng.
Plat de gobie rond présenté lors de l'événement
Le gobie à taches noires : une nouvelle opportunité pour les pêcheurs à petite échelle
LIFE, en tant que partenaire clé, contribue activement au projet Interreg. "Promouvoir la pêche commerciale du gobie à taches noires dans la mer Baltique”en faisant participer des petits pêcheurs de Suède et d'Allemagne à des essais de pêche et d'engins de pêche. Les premiers résultats sont prometteurs : les taux de capture sont bons et les prises accessoires sont minimes. En mai, le personnel de LIFE a rejoint des chefs cuisiniers, des scientifiques et des pêcheurs à Stockholm pour explorer les moyens de diversifier la consommation de produits de la mer. Le gobie à taches noires a impressionné les chefs haut de gamme par son goût et sa qualité, mais les coûts de transformation élevés - dus au manque d'infrastructures - restent un obstacle. La prochaine phase du projet s'attachera à surmonter ces difficultés en développant des modèles commerciaux durables qui soutiennent les petits pêcheurs.
12/5 Appel à la réforme de l'accord avec le CIEM pour la fourniture d'avis scientifiques en matière de gestion de la pêche
Dans une lettre adressée au commissaire Kadis, les pêcheurs à faible impact d'Europe (LIFE) demandent une réforme urgente de l'accord de la Commission européenne avec le CIEM. Ils soulignent la nécessité de veiller à ce que les avis scientifiques en matière de gestion de la pêche reflètent pleinement les ambitions de la politique commune de la pêche (PCP), en particulier la restauration des stocks de poissons au-dessus du rendement maximal durable (RMD).et en soutenant la résilience, la compétitivité et la durabilité du secteur de la pêche artisanale en Europe.
20/5 Un événement au Parlement européen met en lumière les luttes et les espoirs des petits pêcheurs en Suède et dans la région de la Baltique
Un événement organisé au Parlement européen a attiré l'attention sur les défis et le potentiel de la pêche artisanale en Suède et dans la région de la mer Baltique. La soirée a été marquée par la projection du film Royaume du poisson, est un film magnifiquement produit qui mêle la narration d'un documentaire à celle d'un road-movie. Le réalisateur voyage le long des côtes ouest et est de la Suède, à la rencontre de communautés côtières et d'individus qui sont non seulement conscients des défis environnementaux et sociaux actuels, mais qui agissent également de manière active. s'est engagée à les traiter. Le lendemain, lors d'une table ronde abordant des questions urgentes, la question de LIFE a été posée : Quelle est la réalité actuelle pour les petits pêcheurs de la région de la mer Baltique ? Combien d'entre eux ont déjà été contraints de quitter la profession et quelles sont les implications plus larges pour la sécurité alimentaire en Europe ? Brian O'Riordan, conseiller politique de LIFE, a répondu que la question ne concernait pas tant ceux qui quittent la profession que ceux qui n'y entrent pas. Les anciens pêcheurs sont coincés dans de vieux investissements non rentables qu'ils ne peuvent pas quitter, tandis que les nouveaux pêcheurs ne voient aucune perspective avec la fermeture d'une pêcherie après l'autre. Brian a contribué aux discussions générales, animées et soutenues par les eurodéputés suédois Emma Wiesner (Renew Europe), Sofie Eriksson (S&D) et Isabella Lövin (Les Verts).
Le groupe a préparé le terrain pour une visite parlementaire au Danemark, où des questions difficiles doivent être posées aux scientifiques du CIEM et aux autorités nationales sur l'échec de la gestion de la pêche.
28/5 LIFE demande aux décideurs de l'UE de placer les petits pêcheurs au cœur du Pacte pour l'océan
Bruxelles, 28 mai 2025 - Dans une lettre ouverte adressée au collège des commissaires, l'association Low Impact Fishers of Europe (LIFE) a demandé à la Commission européenne de renforcer son projet de Pacte européen pour l'océan en plaçant les pêcheurs à petite échelle et à faible impact au cœur de ce pacte. Les principales recommandations de LIFE comprennent le développement d'un plan d'action spécifique pour la pêche à petite échelle (PPA) afin d'assurer leur viabilité à long terme dans toute l'Europe ; la reconnaissance formelle des contributions cruciales mais souvent négligées des femmes dans le secteur - une lacune dans le projet actuel ; et la mise en œuvre de protections plus fortes pour les écosystèmes marins, en particulier dans le contexte de l'économie bleue en plein essor. “Le Pacte pour l'océan doit être juste pour les pêcheurs, juste pour les générations futures et juste pour la nature”, écrit Marta Cavallé, secrétaire exécutive de LIFE.
Bienvenue Aksel !
Aksel Ydrén, chargé de projet LIFE Mer Baltique
Nous sommes ravis d'accueillir Aksel Ydrén, notre nouveau membre de l'équipe, basé en Suède ! Aksel apporte des années d'expérience pratique dans le domaine de la pêche artisanale grâce à son travail au Centre national suédois pour la production alimentaire artisanale.
Passionné par les systèmes alimentaires durables à petite échelle, Aksel travaillera en étroite collaboration avec notre coordinateur pour la mer Baltique et la mer du Nord, Christian Tsangarides, et se concentrera plus particulièrement sur le projet RoundGoby. Nous nous réjouissons de l'excellent travail qui nous attend.
À venir :
9-13/6 Nice, France - Conférence de l'UNOC à Nice (voir ci-dessus)
11-12/6 Port Władysławowo, Pologne - Le personnel de LIFE rejoindra le “Visite d'étude du gobie à taches noires et réunion des partenaires du projet” au cours de laquelle les parties prenantes de toute la région de la mer Baltique se réuniront pour partager leurs connaissances et discuter des aspects clés du développement de la pêche.
18-19/6 Göteborg, Suède - Le personnel de LIFE se rendra en Suède pour rencontrer les personnes suivantes Les partenaires du projet Seaglow et le renforcement de la coopération pour la prochaine phase.
25/6 Baltfish Hamburg - Les quotas pour l'année prochaine seront le principal sujet abordé par l'organe de gestion de la région de la Baltique. Il s'agira de la dernière réunion sous la présidence allemande, à laquelle succédera la Suède le 1er juillet.
26/6 : BSAC Excom - Le Conseil consultatif de la mer Baltique se réunira également pour conseiller la Commission sur les quotas de l'année prochaine. Cet avis se fonde en grande partie sur l'avis du CIEM et sur le plan de gestion de la mer Baltique.
Dans la presse
Industrias Pesqueras - Lettre LIFE au Collège des Commissaires :