Prise du jour – Avril 2026
Nouvelles sur la pêche équitable, les mers saines et les communautés de pêche dynamiques
Souhaitez la bienvenue à bord à deux nouvelles organisations membres !
L'association Low Impact Fishers of Europe (LIFE) a le plaisir d'accueillir deux nouvelles organisations membres, renforçant ainsi sa présence et sa représentation dans toute la région méditerranéenne.
La coopérative San Leopoldo (Toscane, Italie) est une coopérative engagée dans des pratiques de pêche durable et le développement des communautés côtières locales. Ses activités comprennent la pêche, la transformation des produits de la mer, des initiatives de repeuplement et la protection de l'environnement, contribuant à la fois aux opportunités économiques de ses membres et à la gestion des ressources marines.
L'Organisation de producteurs Coopérative de pêche de Komiža (Vis, Croatie) représente les pêcheurs de l'une des îles les plus emblématiques de l'Adriatique. L'organisation joue un rôle important dans la promotion de la pêche à faible impact, l'amélioration de l'accès au marché et la préservation du patrimoine maritime de l'île.
À ce jour, LIFE compte 40 organisations membres réparties dans 18 pays, ce qui témoigne de la force et de la diversité croissantes de son réseau.
Leur adhésion renforce la voix collective de LIFE en Méditerranée et contribue à faire progresser sa mission de soutien à la pêche à petite échelle et à faible impact à travers l'Europe.
“ Le Pêcheur de l'île ” : une chanson d'Arranmore capture l'esprit insulaire irlandais
Les pêcheurs de l'île irlandaise ont une chanson qui leur est dédiée. Écrite par M. John Gallagher, un résident d'Arranmore, en Irlande, dont la famille est liée à l'île depuis longtemps – sa mère est la plus âgée des résidents de l'île et il est issu de générations de pêcheurs d'Arranmore. “La vie insulaire a toujours été centrale dans l'identité de ma famille”dit-il. Auteur-compositeur ayant collaboré avec son cousin Jerry Early, président de l'IIMRO (membre à vie), sur des chansons consacrées à la vie insulaire, Gallagher a indiqué avoir eu l'inspiration d'écrire un titre après que des restrictions de pêche ont suscité colère et frustration au sein de toute la communauté. Il a été encouragé, en particulier, par le pêcheur insulaire Neillie Kavanagh à écrire ce morceau pour soutenir un traitement équitable des communautés de pêcheurs des îles.“La chanson essaie de capturer les émotions et la résilience des personnes impliquées”dit Gallagher. Le morceau est disponible sur sa chaîne YouTube et sur les principales plateformes de streaming.
1/4 Une définition pratique de la petite pêche dans l'UE : la position de LIFE
L'association « Low Impact Fishers of Europe » (LIFE) a publié sa prise de position sur la manière dont la pêche artisanale devrait être définie en Europe, soulignant la nécessité d'une approche cohérente et applicable au niveau de l'Union européenne.
LIFE plaide en faveur de la définition utilisée dans le cadre du Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (FEAMP), qui désigne les navires de moins de 12 mètres de longueur utilisant des engins non remorqués. Selon l’organisation, l’adoption d’une définition commune est essentielle pour garantir une application équitable de l’article 17 de la politique commune de la pêche, faciliter la transition énergétique du secteur et renforcer le rôle de la pêche artisanale dans le processus décisionnel de l’Union européenne.
Tout en reconnaissant l'existence d'autres définitions, LIFE souligne que des approches trop complexes et trop générales limiteraient leur utilité pratique, ce qui irait à l'encontre de leur objectif final et risquerait d'entraîner des utilisations abusives. Une définition simple et opérationnelle est essentielle pour soutenir efficacement les pêcheurs et assurer la pérennité des communautés côtières à travers l'Europe.
14/4 Les membres LIFE français de l'Association des ligneurs de Bretagne rencontrent la Commission européenne en Bretagne

L'Association des pêcheurs à la ligne de Bretagne, dont fait partie Gwen Pennarun, présidente de LIFE, a rencontré la Commission européenne et des représentants nationaux lors d'une visite sur le terrain en Bretagne. Les discussions avec les responsables, notamment Maja Kirchner et Caroline Alibert-Deprez, ont été l'occasion de faire part des principales préoccupations du secteur.
Les pêcheurs ont mis en avant des problèmes liés à la gestion du bar et du lieu jaune, soulignant des incohérences entre la reprise des stocks annoncée et les observations en mer, notamment la diminution de la taille des poissons et le fait que les captures de la flotte industrielle restent inférieures aux limites autorisées. Des inquiétudes ont également été exprimées concernant l'instabilité des mesures de gestion et la réduction des quotas dans certaines zones.
Plus généralement, les pêcheurs ont réaffirmé leur soutien à un modèle de pêche artisanale durable et diversifié, tout en soulignant la nécessité d'un accès équitable aux ressources et de meilleures conditions pour le renouvellement générationnel. Le système actuel de quotas, fondé en grande partie sur les captures historiques, a été identifié comme un obstacle majeur pour les pêcheurs artisanaux et les jeunes pêcheurs.
Cette réunion a constitué une occasion importante de mettre en lumière les défis auxquels est confrontée la pêche côtière et de plaider en faveur d'approches de gestion plus équitables et plus durables.
15/4 Les pressions pesant sur le secteur et les priorités de financement à long terme au cœur de l'ordre du jour de la commission PECH
Lors de la réunion d'avril, les députés européens ont appelé à une révision du plan pluriannuel pour la mer Baltique. La commission a adopté un rapport rédigé par Isabella Lövin (Les Verts) exhortant la Commission européenne et le Conseil à recourir à des instruments juridiques pour enrayer le déclin des stocks halieutiques. Il est intéressant de noter que ce rapport demande une évaluation de la répartition des quotas entre les différents segments de la flotte, afin de mieux comprendre le lien éventuel entre la pression exercée sur les ressources et les systèmes d'attribution. Il a également été souligné la nécessité d'un soutien social et financier accru en faveur des pêcheurs et des communautés côtières touchés.
En raison de la hausse des coûts du carburant liée à la situation géopolitique, La Commission a présenté les mesures de soutien disponibles au titre du Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l'aquaculture (FEAMP). Depuis le 10 avril, les États membres peuvent mettre en place des compensations d'urgence. Si la plupart des députés européens ont soutenu cette approche, des inquiétudes ont été exprimées quant aux compromis budgétaires et à l'impact sur d'autres actions financées par le FEAMP. Plusieurs députés ont appelé à des mesures complémentaires, notamment des subventions nationales, des interventions sur le prix des carburants et une plus grande souplesse dans l’application des règles relatives aux aides d’État. La Commission a souligné la nécessité de réponses structurelles à plus long terme, notamment par le biais de la transition énergétique, qui devront être abordées lors de la prochaine révision de la politique commune de la pêche et dans le cadre du processus «Vision 2040».
La commission a également examiné le projet d’avis sur le futur cadre de financement de l’UE (2028-2034), présenté par André Franqueira Rodríguez (S&D). Parmi les priorités figurent la réduction de la concurrence avec d’autres secteurs pour l’obtention de financements, le soutien au renouvellement générationnel, la décarbonisation de la flotte et la garantie d’un soutien continu aux régions ultrapériphériques. Les députés européens de tous les groupes politiques ont globalement salué cette proposition, qu’ils considèrent comme une base de négociation. Diverses questions ont également été soulevées, notamment l’appel lancé à la Commission pour qu’elle fasse preuve d’une plus grande ambition budgétaire, la mise en place d’un financement spécifique pour la pêche et la manière de garantir une gouvernance inclusive (notamment la consultation des pêcheurs artisanaux) dans l’élaboration des plans nationaux. La Commission a noté que, parallèlement à une dotation minimale pour la pêche, des financements supplémentaires pourraient être obtenus grâce à un cadre financier plus large et intégré visant à simplifier les instruments tout en maintenant un soutien spécifique au secteur ; toutefois, cette solution est loin de convaincre les décideurs et les parties prenantes du secteur.
16/04 Nouveau rapport de l'UE sur la décarbonisation de la pêche : LIFE appelle à une approche équitable pour la pêche artisanale
L'association « Low Impact Fishers of Europe », en sa qualité de coordinatrice du groupe de travail sur la pêche côtière artisanale au sein du Partenariat pour la transition énergétique, a suivi l'atelier organisé par la Commission européenne “ L'efficacité énergétique dans le secteur de la pêche : vers une vision commune de l'audit énergétique ”, organisée par la DG MARE le 16 avril 2026.
Ces discussions ont réuni les principales parties prenantes afin d’aborder la question de la décarbonisation de la pêche et de l’aquaculture, en mettant l’accent sur des outils tels que les audits énergétiques. LIFE a souligné l’importance de veiller à ce que ces approches soient adaptées aux réalités de la pêche artisanale à faible impact.
En s'appuyant sur les travaux récents concernant les trajectoires de réduction des gaz à effet de serre (GES), qui servira de base à la prochaine feuille de route de la Commission en matière de transition énergétique, LIFE considère qu’il s’agit là d’un moment décisif pour plaider en faveur d’une transition à la fois efficace sur le plan environnemental et socialement équitable.
Dans ce contexte, LIFE plaide en faveur d’un soutien ciblé, de solutions adaptées et d’une participation effective des petits pêcheurs au processus décisionnel, afin de garantir une transition juste et équilibrée dans l’ensemble du secteur.
Visite des partenaires du gobie à flancs tachetés du 21 au 23/4

LIFE s'est joint aux partenaires du projet et aux parties prenantes externes à l'occasion d'une réunion de trois jours consacrée au gobie rond, qui s'est tenue à Simrishamn et à Ronneby. Cette réunion portait principalement sur le développement de produits, la pêche elle-même et la planification de la phase finale du projet.
La première journée a été consacrée à la transformation et au développement de produits ; les équipes pilotes ont partagé leurs résultats et un déjeuner dégustation a permis de mettre en valeur le potentiel culinaire de cette espèce. Des visites d’étude chez Skillinge Fisk-IMPEX, l’une des plus grandes entreprises suédoises de transformation du hareng et du sprat destinés à la consommation humaine, et chez Rosbergs Fisk på Österlen ont permis de mieux comprendre les réalités pratiques de la manutention et de la transformation du gobie rond à grande échelle. La deuxième journée s’est déroulée en mer, où les pêcheurs Bengt, Glenn et Per ont présenté les engins utilisés dans la pêche côtière au large de Ronneby ; les participants ont pu suivre en direct, grâce à une caméra, l’un des traits, avant qu’un atelier n’explore le potentiel plus large de la pêche et de la consommation du gobie rond dans toute la région de la mer Baltique. Bengt Larsson, membre de LIFE et du conseil d’administration de LIFE, a joué un rôle central dans les discussions de la journée. La dernière journée a été consacrée à une réunion interne des partenaires, afin de faire le point sur les progrès accomplis et de planifier les six mois restants du projet. La contribution de LIFE s’est concentrée sur les modèles économiques et sur les moyens de surmonter les obstacles pratiques et économiques afin de rendre le gobie rond commercialement viable pour les pêcheurs artisanaux.
15/4 : L'« Ostkustströmming » obtient l'appellation d'origine protégée de l'UE
Le hareng suédois de la Baltique continue de se voir reconnaître sa qualité au niveau européen. Après l’obtention par le « Norrlandsströmming » du statut d’AOP plus tôt cette année, la Commission européenne vient d’approuver l’« Ostkustströmming », ce qui en fait le premier produit de la mer issu de la mer Baltique proprement dite à bénéficier de cette appellation, et le quatorzième produit suédois à obtenir l’AOP au total. La demande a été déposée par le Stockholms läns fiskareförbund, qui représente les petits pêcheurs côtiers de Kristianopel, au sud, à Öregrund, au nord.
Pour être éligible, le hareng doit être pêché à l’aide d’engins passifs ou d’un chalut dont le maillage est d’au moins 32 mm, puis débarqué et trié dans les 24 heures, des critères qui récompensent directement les pratiques de pêche à faible impact et axées sur la qualité. Comme l'explique Anders Jansson, pêcheur de troisième génération et secrétaire de l'association : “ Il s'agit d'un produit unique issu d'une région unique au monde, et nous en avons désormais la confirmation de la part de l'UE. ”
Comme pour le « Norrlandsströmming », cette appellation lie directement la qualité du produit au terroir, à la tradition de pêche et au savoir-faire local. Elle véhicule également un message fort : plusieurs des initiateurs de la demande ont clairement indiqué qu’une meilleure reconnaissance commerciale de l’« Ostkustströmming » devait aller de pair avec une réduction significative de la pêche industrielle de réduction dans ces mêmes eaux, faute de quoi il ne resterait plus grand-chose à protéger.
23/4 L'avenir de la pêche au chalut de fond en Europe.
Jeremy Percy, directeur exécutif fondateur et conseiller principal de LIFE, a participé à une table ronde pour lancer un nouveau rapport du programme Pristine Seas de la National Geographic Society, Washington, DC, USA. L'étude calcule que la pratique de pêche destructive du chalutage impose jusqu'à 16 milliards d'euros de coûts nets par an à la société. Selon Jeremy Percy “Tout ce qui est grand n'est pas mauvais, et tout ce qui est petit n'est pas beau, mais lorsqu'il est clairement démontré que les coûts économiques et/ou environnementaux des engins de pêche mobile à grande échelle l'emportent sur les avantages sociétaux tirés de l'exploitation de la ressource, il est alors juste de trouver des solutions de remplacement et de supprimer progressivement ces activités"
28/4 Le Parlement européen adopte en plénière une résolution sur le cadre financier pluriannuel (CFP) 2028-2034.
Les députés européens ont voté en plénière à Strasbourg, le 28 avril, pour adopter leur proposition de position de négociation sur le budget de l'UE pour la période à venir. Cela définit leur position de négociation en prévision du processus de trilogue., définissant les priorités politiques du Parlement pour le prochain budget à long terme de l'UE. Il réclame une enveloppe budgétaire dédiée et sanctuarisée pour la politique commune de la pêche, et s'oppose aux modèles qui intégreraient ces fonds dans des plans nationaux plus larges.
Le Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (FEAMP) se retrouve ainsi au cœur du débat. Bien que le budget définitif n'ait pas encore été fixé, les membres de la commission de la pêche du Parlement européen et plusieurs responsables politiques ont plaidé en faveur d'une augmentation de sa dotation à environ 7,3 milliards d'euros, ce qui représente une hausse d'environ 20% par rapport à la période actuelle.
La commission PECH discutera de sa position sur le financement au titre du MFP pour la pêche, l'aquaculture et l'économie bleue lors de sa réunion de juin.
30/4 Publication de l'évaluation de la politique commune de la pêche : progrès réalisés, défis à venir
La Commission européenne a publié son évaluation de la politique commune de la pêche (PCP) de la dernière décennie, mettant en évidence des résultats mitigés. Si des progrès ont été réalisés dans la réduction de la surpêche et l'amélioration de la gestion, la reconstitution des stocks de poissons reste lente et inégale. Les retombées économiques escomptées ne se sont pas pleinement matérialisées, le secteur devant faire face à la hausse des coûts, aux pressions géopolitiques et à des défis structurels persistants, en particulier pour la pêche à petite échelle.
Le règlement sur la politique commune de la pêche (PCP) est entré en vigueur en 2014. Cette évaluation de la Commission européenne s'appuie sur de nombreux éléments probants, notamment des consultations ciblées des parties prenantes, des appels publics à contributions et des analyses techniques. Dans les jours à venir, le conseil d'administration et le secrétariat de LIFE entreprendront une analyse approfondie du document, en vue de formuler des commentaires détaillés et de définir leur approche pour la prochaine phase. L'évaluation complète est disponible ici et l'officiel Communiqué de presse de la DG Affaires maritimes et pêche ici.
À venir
3-5/5 Réunions informelles des ministres de l'Agriculture et de la Pêche, Chypre – La réunion informelle AGRIFISH rassemble les ministres de l'UE responsables de l'agriculture et de la pêche. Le 5 mai, Costas Kadis, commissaire à la Pêche et aux Océans, présentera les principaux résultats de l'évaluation de la politique commune de la pêche, suivis d'un échange de vues entre les ministres.
6/5 Parlement européen, Bruxelles – Réunion de la commission PECH. LIFE prendra la parole lors de l'audition parlementaire "Accroître la compétitivité dans les secteurs de la pêche et de l'aquaculture en réduisant la bureaucratie et la charge réglementaire” . La commission Pech examinera également l’évaluation à mi-parcours du règlement EMFAF (2021-2027). Selon le rapport, 20% de fonds ont été alloués à la pêche côtière artisanale dans les plans nationaux. Toutefois, cela ne signifie pas que la pêche côtière artisanale ait effectivement reçu ces fonds. Il s’agit d’argent disponible en théorie. Reste à voir quelle part leur parviendra réellement dans la pratique.
21-22/ 5 Journée européenne de la mer, Chypre – Une délégation de pêcheurs et du personnel de LIFE, en coopération avec Blue Ventures, assistera à cet événement européen pour plaider en faveur de “Rendre la pêche équitable” campagne.
Dans la presse
10/4 Hook and Net : Apporter de l'innovation à la pêche au crabe https://mag.hookandnet.com/2026/04/10/2026-04potfishingagency/content.html
23/4 Telecinco – L'histoire d'Elena Manera et Pat Bros et leur vocation pour la pêche artisanale : “ Il n'y a pas de relève générationnelle car il n'y a pas d'incitations ” (En espagnol)
28/4 Fiske Forum : Les conclusions de l'étude à un milliard d'euros sur le chalutage reposent sur une science discréditée https://fiskerforum.com/billion-euro-trawl-studys-claims-based-on-discredited-science/
28/4 Communiqué de presse de la DG Mare – Nouvelle étude sur la capacité et la durabilité des flottes de pêche
28/4 Mediapart – Lobbying industriel et sacrifice de la pêche artisanale : plongée dans les coulisses de la disparition du maquereau (En français)
29/04 Recherche pour la commission PECH : publication d'un rapport sur Naviguer dans la nouvelle approche du CFP pour 2028-2034 – Cartographie des menaces et des opportunités pour les secteurs de la pêche et de l'aquaculture. Il compare la proposition avec le cadre actuel du Feampa en termes de suffisance du budget affecté et de gouvernance, et évalue la menace de fragmentation et de renationalisation des politiques de l'UE liées à la pêche. Il évalue également le rôle potentiel du Fonds européen de compétitivité et l'alignement sur le Pacte européen pour les océans.
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Décembre 2018 et Janvier 2019